Renforcez votre résilience face à la mésinformation et la désinformation
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Les informations fausses ou trompeuses constituent aujourd’hui l’un des défis à la croissance la plus rapide pour les organisations. La mésinformation et la désinformation sapent la confiance, perturbent les opérations et compliquent les efforts visant à protéger les personnes, les actifs et la réputation.
Cet article rassemble des analyses d’experts, des outils pratiques et des exemples concrets pour aider vos équipes à identifier les risques informationnels émergents et à y répondre avec assurance.
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Lutter contre la mésinformation et la désinformation : formation pratique pour les organisations
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La mésinformation ne constitue pas uniquement un risque réputationnel. Elle génère des risques opérationnels, psychologiques et stratégiques pour les organisations multinationales.
L’environnement actuel est marqué par des tensions géopolitiques, une évolution technologique rapide et un flux d’information continu. Dans ce contexte, la capacité à identifier et à contrer les récits trompeurs devient une compétence organisationnelle essentielle.
L’intelligence artificielle accélère considérablement le phénomène. Les deepfakes, les images synthétiques et les contenus générés automatiquement se diffusent désormais bien plus vite que les systèmes de vérification ne peuvent réagir, entraînant des conséquences immédiates en matière de sécurité, de confiance et de bien-être.
Ces risques ne sont plus théoriques. Notre rapport Perspectives des risques 2025 avait identifié la mésinformation comme un facteur majeur de déstabilisation mondiale, en partie alimenté par l’essor de l’IA générative. À la mi-2025, les experts d’International SOS indiquaient que, malgré une prise de conscience croissante, les organisations restaient insuffisamment préparées face aux menaces de mésinformation et de désinformation amplifiées par l’IA générative.
Cette préoccupation ne s’est pas estompée. Le risque a de nouveau été identifié comme une menace clé dans notre Perspectives des risques 2026, confirmant que le défi s’intensifie plutôt qu’il ne recule.
Les organisations qui investissent de manière proactive dans la résilience informationnelle sont mieux positionnées pour protéger leurs équipes, leurs opérations et leur crédibilité.
Graphique linéaire montrant une augmentation exponentielle des contenus deepfake, passant d’environ 500 000 fichiers en 2023 à une projection de 8 millions en 2025

Source: DeepStrike, «Deepfake Statistics 2025: AI Fraud & Data Trends»
La hausse rapide illustrée ci-dessus montre comment l’intelligence artificielle a transformé les contenus manipulés, passant d’une nuisance émergente à un risque informationnel systémique. La production de deepfakes devrait dépasser 8 millions de fichiers en 2025, soit une multiplication par seize par rapport à 2023, rendant les contenus audio, visuels et vidéo fabriqués beaucoup plus difficiles à détecter à grande échelle.
Europol prévoit que d’ici 2026, jusqu’à 90 % des contenus en ligne pourraient être générés de manière synthétique. À mesure que le volume et le réalisme augmentent, les méthodes de vérification traditionnelles peinent à suivre, ce qui érode la confiance, complique la gestion de crise et crée de nouvelles vulnérabilités pour les organisations.
Une gouvernance efficace, la préparation des collaborateurs et des partenariats d’information fiables deviennent des piliers essentiels de la résilience dans cet environnement en mutation.
Les périodes de troubles politiques et les crises soudaines créent des conditions propices à la diffusion de récits trompeurs, souvent plus rapides que l’information vérifiée. Dans ces moments, collaborateurs, parties prenantes et grand public recherchent de la clarté, mais se heurtent à des affirmations contradictoires, des spéculations et des contenus manipulés. Le résultat : une prise de décision ralentie, une anxiété accrue et des réalités concurrentes qui compliquent la coordination.
Pour les organisations, il ne s’agit pas uniquement d’un enjeu de communication. Des avis de voyage mal interprétés, des rumeurs sur les conditions de sécurité ou de faux rapports circulant sur les réseaux sociaux peuvent perturber les opérations, provoquer des escalades inutiles ou retarder des mesures de protection. Les organisations les plus performantes sont celles qui anticipent la volatilité informationnelle, établissent des sources fiables en amont et forment leurs équipes à reconnaître et gérer des récits contestés sous pression.
La mésinformation et la désinformation sont souvent évoquées ensemble, mais elles désignent deux comportements distincts. Comprendre cette différence est essentiel pour répondre efficacement. La distinction repose principalement sur l’intention.
Exemples :
Exemples :
Une information de désinformation devient de la mésinformation dès qu’une personne de bonne foi la partage. Quelle que soit l’intention, les deux formes faussent la compréhension, influencent les décisions et fragilisent la confiance institutionnelle.
Les fausses informations se propagent rapidement et via de nombreux canaux. Elles peuvent provenir :
Cette combinaison de vitesse, de portée et de crédibilité rend la détection et la réponse plus complexes que jamais. Les motivations varient : gains financiers, recherche d’attention, objectifs politiques ou idéologiques, ou volonté délibérée de nuire à une réputation ou d’influencer la perception. Une fois diffusés, ces récits peuvent rapidement façonner les comportements et fausser la prise de décision. Pour les organisations, les conséquences sont concrètes.
La mésinformation peut perturber la gestion de crise, créer de la confusion lors d’événements évoluant rapidement, affaiblir la vigilance sécuritaire, accroître l’anxiété des collaborateurs et éroder la confiance interne et externe. Lorsque les décisions reposent sur des informations exactes, même de petites inexactitudes peuvent avoir un impact opérationnel, et plus un récit erroné circule longtemps, plus il devient difficile à corriger.
La mésinformation et la désinformation affectent directement le fonctionnement des organisations. Elles perturbent les processus, influencent les perceptions et compliquent les réponses lorsque la pression est maximale. Des incidents réels montrent à quelle vitesse les faux récits se diffusent et pourquoi la préparation est essentielle.
Lors d’incidents de santé publique ou de sécurité, la diffusion d’informations inexactes peut contrecarrer les directives officielles et mettre des personnes en danger. Comme analysé dans l'article La vérité assiégée, la mésinformation alimentée par l’IA peut déformer la perception des risques, amenant les collaborateurs à retarder des mesures essentielles ou à ignorer des alertes vérifiées. Des messages contradictoires dans des situations évoluant rapidement peuvent également conduire à des décisions tardives ou inappropriées, augmentant les risques sanitaires et sécuritaires et érodant la confiance.
La mésinformation prospère souvent lors des périodes électorales et d’événements politiquement sensibles. Ce qui débute en ligne peut rapidement s’inviter dans le monde du travail, générant tensions, rumeurs et désengagement. L'article Briefing sur les élections américaines : désinformation et dynamique au travail montre comment des récits concurrents peuvent fragiliser la confiance interne, et comment une communication interne transparente peut stabiliser les équipes dans des contextes polarisés.
Les incidents cyber s’accompagnent fréquemment de fausses informations, amplifiant la peur et la confusion. Dans Défense numérique : gérer les crises cybernétiques et la désinformation liée à l'IA, nos experts expliquent comment la mésinformation se diffuse parallèlement aux perturbations techniques, souvent plus vite que les faits établis. Les organisations qui intègrent la vérification dans leurs protocoles de réponse cyber sont mieux préparées à gérer les dimensions techniques et réputationnelles d’un incident.
La désinformation prospère dans l’incertitude. Le rapport Repenser la préparation aux situations de crise montre comment des affirmations non vérifiées peuvent aggraver la confusion lors d’urgences, entraînant des décisions retardées et des messages incohérents. Les organisations qui se sont rétablies le plus efficacement sont celles qui ont intégré l’intégrité de l’information dans leur discipline de gestion de crise, avec des approches répétées, coordonnées et proactives.
Ces exemples soulignent une réalité essentielle : la résilience repose sur la préparation. Les fausses informations ne peuvent pas toujours être évitées, mais leur impact peut être réduit grâce à la sensibilisation, à des renseignements vérifiés et à des réponses entraînées.
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